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16.06.2026

Vélo de fonction en entreprise : quels avantages fiscaux en 2026 ?

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En 2026, le vélo de fonction s’impose comme une solution de mobilité de plus en plus attractive pour les entreprises. Dans un contexte où les employeurs cherchent à renforcer leur politique RSE, à améliorer la qualité de vie au travail et à proposer des avantages concrets à leurs salariés, le vélo apparaît comme une alternative simple, visible et efficace.

Mais au-delà de l’image positive associée à la mobilité douce, le vélo de fonction présente aussi un intérêt fiscal. Sous certaines conditions, une entreprise peut bénéficier d’une réduction d’impôt sur les sociétés lorsqu’elle met gratuitement une flotte de vélos à disposition de ses salariés pour leurs trajets domicile-travail.

Ce dispositif permet donc de répondre à plusieurs objectifs à la fois : encourager les mobilités durables, réduire l’empreinte carbone des déplacements, améliorer l’attractivité employeur et optimiser une partie du coût de mise en place grâce à un avantage fiscal dédié.

Dans cet article, nous faisons le point sur les avantages fiscaux du vélo de fonction en 2026, les dépenses éligibles, les conditions à respecter et les bonnes pratiques pour déployer une flotte de vélos en entreprise.

Pourquoi le vélo de fonction séduit de plus en plus les entreprises

Le vélo de fonction répond à une évolution profonde des usages de mobilité. De nombreux salariés cherchent aujourd’hui des solutions plus économiques, plus rapides et plus durables pour leurs déplacements quotidiens, notamment dans les zones urbaines et périurbaines. Pour l’entreprise, proposer un vélo de fonction permet de s’inscrire dans cette dynamique tout en apportant une réponse concrète aux problématiques de transport domicile-travail.

C’est aussi un outil RH intéressant. Dans un marché de l’emploi concurrentiel, les avantages salariés ne se limitent plus à la rémunération classique. Les collaborateurs sont de plus en plus attentifs aux services qui améliorent leur quotidien : flexibilité, bien-être, mobilité, équilibre de vie et engagement environnemental. Le vélo de fonction peut ainsi devenir un marqueur fort de la politique employeur.

Sur le plan RSE, le dispositif est également pertinent. Encourager l’usage du vélo contribue à réduire les émissions liées aux trajets domicile-travail, qui représentent souvent une part significative de l’empreinte carbone indirecte d’une entreprise. Cela permet aussi de valoriser des engagements concrets dans les communications internes, les bilans RSE ou les démarches de transition environnementale.

Enfin, le vélo de fonction présente un avantage majeur par rapport à d’autres dispositifs : il peut bénéficier d’un cadre fiscal et social favorable, à condition d’être correctement structuré.

Salariés arrivant au travail avec leurs vélos de fonction

Qu’est-ce qu’un vélo de fonction ?

Un vélo de fonction est un vélo mis à disposition d’un salarié par son employeur. Il peut s’agir d’un vélo mécanique classique ou d’un vélo à assistance électrique. Le principe est comparable, dans l’esprit, à celui d’un véhicule de fonction, mais avec un cadre fiscal et social spécifique.

Dans le cas du dispositif de réduction d’impôt sur les sociétés, le vélo doit être mis gratuitement à disposition du salarié pour ses déplacements entre son domicile et son lieu de travail. L’entreprise peut acheter les vélos ou les louer, par exemple via un contrat de location longue durée ou une offre de flotte vélo.

Il est important de distinguer le vélo de fonction du vélo personnel du salarié. Lorsque le salarié utilise son propre vélo pour venir travailler, l’entreprise peut éventuellement l’accompagner via le forfait mobilités durables. À l’inverse, dans le cadre du vélo de fonction, le vélo appartient à l’entreprise ou est loué par elle, puis mis à disposition du collaborateur.

Il faut également distinguer le vélo de fonction de l’abonnement à un service public de location de vélos. Dans ce dernier cas, l’employeur peut prendre en charge une partie de l’abonnement, mais il ne s’agit pas nécessairement d’une flotte de vélos appartenant à l’entreprise ou louée spécifiquement pour ses salariés.

La réduction d’impôt sur les sociétés : jusqu’à 25 % du coût de la flotte

Le principal avantage fiscal du vélo de fonction est la réduction d’impôt sur les sociétés. Les entreprises soumises à l’IS peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt lorsqu’elles mettent gratuitement une flotte de vélos à disposition de leurs salariés pour leurs trajets domicile-travail.

Cette réduction d’impôt est calculée à partir des frais générés par la mise à disposition de la flotte. Toutefois, elle est plafonnée à 25 % du prix d’achat ou de location de la flotte de vélos. L’administration fiscale admet que ce plafond soit apprécié sur le prix TTC, car la TVA n’est en principe pas déductible sur l’achat ou la location de ces vélos.

Concrètement, si une entreprise achète une flotte de vélos pour un montant total de 20 000 € TTC, le plafond de réduction d’impôt sera de 5 000 €. Cela ne signifie pas nécessairement que l’entreprise bénéficiera immédiatement de 5 000 € de réduction d’IS : le montant effectivement imputable dépendra des dépenses éligibles engagées et de l’impôt sur les sociétés dû.

Un point important doit être souligné pour 2026 : depuis la mise à jour de l’administration fiscale publiée en 2025, la limite de 25 % s’apprécie par achat ou par location de flotte, et non comme un plafond renouvelé chaque année. Autrement dit, une même flotte ne permet pas de générer à nouveau 25 % de réduction d’impôt tous les ans. Une fois le plafond consommé, les frais futurs liés à cette même flotte n’ouvrent plus droit à une nouvelle réduction d’impôt.

En revanche, si l’entreprise acquiert ou loue une nouvelle flotte, un nouveau plafond peut s’appliquer à cette nouvelle opération.

Quelles dépenses peuvent être prises en compte ?

Les dépenses éligibles ne se limitent pas au seul prix du vélo. L’administration fiscale retient plusieurs catégories de frais liés à la mise à disposition de la flotte.

Pour une entreprise qui achète les vélos, les dotations aux amortissements fiscalement déductibles relatives à l’acquisition des vélos peuvent entrer dans le calcul. Cela signifie que le coût d’achat est pris en compte progressivement selon les règles d’amortissement applicables.

Les équipements nécessaires à la sécurité peuvent également être intégrés. C’est le cas notamment des casques, protections, gilets réfléchissants ou antivols. Ces équipements sont essentiels pour sécuriser l’usage quotidien du vélo et font partie des dépenses utiles à la mise en place du dispositif.

Les frais d’assurance peuvent aussi être pris en compte, en particulier lorsqu’ils couvrent le vol ou les déplacements à vélo des salariés entre leur domicile et leur lieu de travail. De la même manière, les frais d’entretien des vélos sont éligibles, ce qui est important pour garantir la sécurité des salariés et maintenir la flotte en bon état.

L’entreprise peut également intégrer certaines dépenses liées au stationnement vélo. Par exemple, les amortissements relatifs à la construction ou à l’aménagement d’un local vélo peuvent être pris en compte, tout comme les frais de location d’un espace de stationnement ou d’un local destiné aux vélos.

L’intérêt du dispositif est donc de couvrir une vision assez complète de la flotte : non seulement les vélos eux-mêmes, mais aussi les équipements, la maintenance, l’assurance et les infrastructures nécessaires à leur usage.

Achat ou location de vélos : quelles différences fiscales ?

Une entreprise peut choisir d’acheter directement sa flotte de vélos ou de passer par une solution de location. Les deux modèles peuvent ouvrir droit à la réduction d’impôt, sous réserve de respecter les conditions prévues.

L’achat peut être intéressant pour une entreprise qui souhaite maîtriser son parc sur le long terme. Elle devient propriétaire des vélos, organise elle-même la gestion de la flotte, l’entretien, les assurances et le renouvellement du matériel. Ce modèle peut être pertinent pour une structure qui dispose déjà d’une organisation interne ou d’un prestataire capable de gérer ces aspects.

La location, de son côté, offre souvent plus de souplesse opérationnelle. Elle permet de lisser les coûts dans le temps et d’inclure certains services comme la maintenance, l’assurance, l’assistance ou le remplacement des vélos. Pour une entreprise qui souhaite tester le dispositif ou déployer rapidement une solution clé en main, la location longue durée peut être particulièrement adaptée.

Sur le plan fiscal, les dépenses de location de vélos peuvent entrer dans le champ de la réduction d’impôt, mais une condition importante doit être respectée : le contrat de location de la flotte doit être conclu pour une durée minimale de trois ans.

Le choix entre achat et location dépend donc de plusieurs critères : budget disponible, capacité de gestion interne, nombre de salariés concernés, durée du projet, localisation des collaborateurs, besoins de maintenance et volonté de flexibilité. Dans les deux cas, il est recommandé de bien documenter le coût global du dispositif afin d’anticiper le montant potentiel de la réduction d’impôt.

Quelles conditions l’entreprise doit-elle respecter ?

Pour bénéficier de la réduction d’impôt, l’entreprise doit respecter plusieurs conditions. La première est d’être soumise à l’impôt sur les sociétés. Le dispositif vise les entreprises assujetties à l’IS, y compris celles qui y sont partiellement soumises pour leurs activités imposées dans les conditions de droit commun.

La deuxième condition concerne la mise à disposition gratuite des vélos. Le dispositif fiscal porte sur une flotte de vélos mise gratuitement à disposition des salariés. C’est un point central : si le salarié finance tout ou partie du vélo, ou si une retenue est opérée sur sa rémunération, l’entreprise doit sécuriser le montage avec son conseil fiscal ou son expert-comptable.

La troisième condition concerne l’usage domicile-travail. Les vélos doivent être mis à disposition pour les déplacements entre le domicile du salarié et son lieu de travail. L’administration fiscale précise que l’entreprise doit être en mesure de justifier cet usage. En pratique, il est donc recommandé de mettre en place une attestation d’usage, une charte vélo ou tout autre document permettant de démontrer que les salariés utilisent bien les vélos pour leurs trajets domicile-travail.

Cela n’interdit pas forcément d’autres usages. L’entreprise peut autoriser ses salariés à utiliser également les vélos pour des déplacements professionnels ou privés. Toutefois, le dispositif fiscal repose bien sur la finalité domicile-travail, qui doit rester clairement identifiée et justifiée.

Enfin, l’entreprise doit conserver les justificatifs nécessaires : factures d’achat ou de location, contrats, dépenses d’entretien, assurances, équipements de sécurité, justificatifs liés au stationnement et documents internes encadrant l’utilisation des vélos. Une bonne traçabilité est essentielle pour sécuriser l’avantage fiscal en cas de contrôle.

Quel traitement social pour le salarié ?

Le traitement social du vélo de fonction est un autre point très favorable. En principe, lorsqu’un employeur met un bien à disposition d’un salarié pour un usage personnel, cela peut constituer un avantage en nature. Cet avantage peut alors être intégré à l’assiette des cotisations sociales.

Pour les vélos, le Bulletin officiel de la Sécurité sociale prévoit une tolérance favorable : lorsque l’employeur met de manière permanente un vélo à disposition d’un salarié, la valeur de l’avantage en nature peut être négligée.

Cette tolérance simplifie fortement le dispositif pour l’entreprise. Elle évite d’avoir à calculer une valeur d’avantage en nature à intégrer sur le bulletin de paie du salarié. Pour le collaborateur, cela rend le vélo de fonction d’autant plus attractif : il bénéficie d’un moyen de transport utile au quotidien, sans que cela ne se traduise nécessairement par une charge sociale ou fiscale supplémentaire liée à un avantage en nature évalué en paie.

C’est l’un des grands atouts du vélo de fonction par rapport à d’autres avantages salariés. Le dispositif est visible, concret et valorisant, tout en restant relativement simple à gérer si les règles sont bien cadrées dès le départ.

Vélo de fonction et forfait mobilités durables : deux dispositifs complémentaires

Le vélo de fonction ne doit pas être confondu avec le forfait mobilités durables. Les deux dispositifs poursuivent un objectif commun — encourager les mobilités alternatives à la voiture individuelle — mais ils ne fonctionnent pas de la même manière.

Le vélo de fonction correspond à un vélo mis à disposition par l’entreprise. Le salarié utilise un vélo appartenant à l’entreprise ou loué par celle-ci. Le dispositif peut ouvrir droit à la réduction d’impôt sur les sociétés si les conditions sont réunies.

Le forfait mobilités durables, lui, est une allocation versée par l’employeur aux salariés qui utilisent certains modes de transport durables pour leurs trajets domicile-travail. Il peut notamment concerner l’usage d’un vélo personnel, mécanique ou à assistance électrique, mais aussi d’autres modes comme le covoiturage.

En 2026, le forfait mobilités durables bénéficie d’un régime d’exonération dans certaines limites. L’exonération peut aller jusqu’à 600 € par an et par salarié. En cas de cumul avec la prise en charge d’un abonnement de transport public ou d’un service public de location de vélos, le plafond global peut atteindre 900 € par an et par salarié.

Ces deux dispositifs peuvent donc répondre à des situations différentes. Pour un salarié qui possède déjà son vélo personnel, le forfait mobilités durables peut être adapté. Pour une entreprise qui souhaite proposer un avantage structurant et visible, le vélo de fonction peut être plus pertinent. Dans certains cas, une politique mobilité bien construite peut combiner plusieurs solutions selon les profils des collaborateurs.

Exemple concret de calcul pour une entreprise

Prenons l’exemple d’une entreprise soumise à l’impôt sur les sociétés qui souhaite mettre en place une flotte de vélos à assistance électrique pour ses salariés. Elle achète 10 vélos pour un montant total de 18 000 € TTC.

Le plafond de réduction d’impôt correspond à 25 % du prix d’achat TTC de cette flotte. Dans cet exemple, le plafond est donc de 4 500 €.

Si les dépenses éligibles engagées par l’entreprise atteignent ou dépassent ce montant, la réduction d’impôt maximale sera de 4 500 €, imputable sur l’impôt sur les sociétés dû au titre de l’exercice concerné. Si les dépenses éligibles sont inférieures, l’entreprise ne pourra imputer que le montant réellement éligible.

Imaginons maintenant que l’entreprise engage, la première année, 3 200 € de dépenses éligibles liées à cette flotte : amortissements, assurance, équipements de sécurité et entretien. Elle pourra bénéficier d’une réduction d’impôt de 3 200 €, dans la limite du plafond global de 4 500 €. Il restera alors un potentiel de 1 300 € pour des dépenses éligibles futures liées à cette même flotte, jusqu’à consommation du plafond.

En revanche, une fois le plafond de 4 500 € atteint, les dépenses ultérieures liées à cette même flotte ne permettront plus de générer une nouvelle réduction d’impôt. Si l’entreprise achète ensuite une nouvelle flotte, un nouveau plafond sera calculé sur le prix de cette nouvelle acquisition.

Cet exemple illustre l’importance d’anticiper le coût global du dispositif. Pour optimiser la réduction d’impôt, l’entreprise doit suivre précisément les dépenses engagées et les rattacher à chaque flotte achetée ou louée.

Pourquoi mettre en place un vélo de fonction en 2026 ?

Mettre en place un vélo de fonction en 2026 peut répondre à plusieurs objectifs stratégiques. Le premier est financier : la réduction d’impôt sur les sociétés permet de diminuer une partie du coût de mise en place, dans la limite prévue par le dispositif.

Le deuxième objectif est RH. Le vélo de fonction est un avantage concret, facilement compréhensible par les salariés. Il peut améliorer le quotidien des collaborateurs, réduire leurs frais de transport et leur offrir une solution de déplacement pratique, notamment lorsque les trajets domicile-travail sont compatibles avec l’usage du vélo.

Le troisième objectif est environnemental. En encourageant le vélo, l’entreprise contribue à réduire les émissions liées aux déplacements de ses salariés. Cela s’inscrit directement dans une politique RSE, un plan de mobilité employeur ou une démarche de réduction de l’empreinte carbone.

Le quatrième objectif est organisationnel. Une flotte de vélos peut également être utilisée pour certains déplacements professionnels de courte distance, par exemple entre deux sites, vers une gare, chez un client ou pour des rendez-vous en centre-ville. Même si la réduction d’impôt repose sur l’usage domicile-travail, l’entreprise peut autoriser d’autres usages complémentaires.

Enfin, le vélo de fonction peut améliorer l’image de l’entreprise. Il envoie un signal fort : l’employeur investit dans des solutions durables, modernes et utiles. Pour les entreprises qui cherchent à attirer des talents sensibles aux enjeux environnementaux et à la qualité de vie au travail, c’est un levier différenciant.

Comment déployer une flotte de vélos de fonction dans son entreprise ?

La mise en place d’une flotte de vélos de fonction doit être structurée pour être efficace et sécurisée. La première étape consiste à analyser les besoins des salariés. Tous les collaborateurs ne sont pas nécessairement éligibles ou intéressés : distance domicile-travail, sécurité des itinéraires, possibilités de stationnement, profils utilisateurs et contraintes personnelles doivent être pris en compte.

La deuxième étape consiste à choisir le modèle le plus adapté : achat, location longue durée, abonnement de flotte ou solution clé en main. L’achat peut convenir à une entreprise qui souhaite conserver ses vélos sur plusieurs années. La location peut être plus simple pour bénéficier de services intégrés comme la maintenance, l’assurance ou le remplacement.

La troisième étape consiste à sélectionner les vélos et équipements. Le choix dépendra des usages : vélos mécaniques, vélos à assistance électrique, vélos cargo, équipements de sécurité, antivols, casques, gilets, accessoires de transport. La qualité du matériel est importante pour favoriser l’adoption par les salariés.

La quatrième étape consiste à encadrer l’usage. Une charte vélo peut préciser les conditions de mise à disposition, les règles d’entretien, les responsabilités du salarié, les usages autorisés, les modalités de restitution et les obligations de sécurité. Cette charte peut aussi rappeler que le vélo est mis à disposition pour les trajets domicile-travail.

La cinquième étape concerne le suivi administratif et fiscal. L’entreprise doit conserver les factures, contrats de location, justificatifs d’entretien, attestations d’usage et éléments de calcul de la réduction d’impôt. Elle devra également déclarer la réduction d’impôt selon les formulaires prévus.

Enfin, la réussite du dispositif dépend beaucoup de la communication interne. Un vélo de fonction n’est pas seulement un équipement : c’est un changement d’habitude. Pour favoriser l’adoption, l’entreprise peut organiser des sessions d’information, proposer des conseils de sécurité, accompagner les salariés dans le choix du vélo et valoriser les retours d’expérience.

Les points de vigilance à anticiper

Même si le vélo de fonction est fiscalement attractif, plusieurs points méritent une attention particulière.

Le premier concerne l’éligibilité de l’entreprise. Le dispositif de réduction d’impôt s’adresse aux entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés. Les entreprises qui ne relèvent pas de l’IS doivent vérifier leur situation avant d’intégrer cet avantage dans leur calcul économique.

Le deuxième concerne la gratuité de la mise à disposition. Si l’entreprise prévoit une participation financière du salarié, il faut être prudent. Le dispositif fiscal repose sur une mise à disposition gratuite de la flotte.

Le troisième concerne la durée des contrats de location. Pour que les dépenses de location de vélos soient éligibles à la réduction d’impôt, le contrat doit porter sur une flotte de vélos et respecter une durée minimale de trois ans.

Le quatrième concerne le plafond de 25 %. Il ne s’agit pas d’une réduction renouvelable chaque année pour une même flotte. Le plafond s’apprécie par achat ou par location de flotte. Une fois consommé, il ne peut pas être reconstitué pour cette même flotte.

Le cinquième concerne l’imputation de la réduction d’impôt. Si le montant de la réduction dépasse l’impôt sur les sociétés dû, le solde non utilisé n’est ni reportable ni remboursable. L’entreprise doit donc anticiper sa capacité à utiliser effectivement la réduction.

Enfin, le dernier point concerne la preuve de l’usage domicile-travail. L’entreprise doit être capable de justifier que les vélos sont bien utilisés pour les trajets entre le domicile et le lieu de travail. Une charte, une attestation et un suivi clair des bénéficiaires sont fortement recommandés.

Conclusion

En 2026, le vélo de fonction représente une opportunité concrète pour les entreprises qui souhaitent concilier performance économique, engagement environnemental et attractivité employeur. Grâce à la réduction d’impôt sur les sociétés, à la prise en compte de certaines dépenses liées à la flotte et à un traitement social favorable pour le salarié, le dispositif peut devenir un véritable levier de mobilité durable.

Pour en bénéficier pleinement, l’entreprise doit toutefois respecter plusieurs conditions : être soumise à l’IS, mettre les vélos gratuitement à disposition, justifier l’usage domicile-travail, suivre les dépenses éligibles et conserver les justificatifs nécessaires.

Bien déployé, le vélo de fonction ne se limite pas à un avantage salarié. C’est un outil stratégique au service de la politique RH, de la démarche RSE et de la transition des mobilités. Il permet à l’entreprise d’accompagner concrètement ses collaborateurs tout en valorisant une solution de transport plus durable, plus économique et plus saine.

Pour les entreprises qui souhaitent structurer leur politique mobilité en 2026, le vélo de fonction mérite donc une place centrale dans la réflexion.

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