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29.10.2026

Vélo de fonction : pourquoi les Pays-Bas ont pris de l’avance sur la France ?

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Aux Pays-Bas, le vélo de fonction n’est plus un avantage marginal réservé aux entreprises les plus engagées dans la mobilité durable. Il devient progressivement un véritable élément de rémunération et d’attractivité, au même titre que d’autres avantages proposés aux salariés.

Les chiffres publiés en 2026 sont particulièrement révélateurs. Le nombre d’offres d’emploi néerlandaises mentionnant un dispositif vélo — plan vélo, vélo en leasing ou indemnité vélo — est passé de 4 047 en 2021 à 11 076 en 2026, soit presque trois fois plus en cinq ans. L’analyse réalisée par Intelligence Group porte sur plus de 18 millions d'offres d'emploi.

Dans le même temps, le marché néerlandais du vélo en leasing a franchi un cap symbolique : plus de 100 000 vélos en location étaient en circulation en avril 2026. Fin 2025, le parc comptait déjà plus de 99 000 unités, dont environ 76 % de vélos électriques et speed pedelecs.

En France, le vélo domicile-travail progresse lui aussi, mais le vélo de fonction reste encore très minoritaire. La filière estime à environ 20 000 le nombre de vélos de fonction en circulation et à moins de 1 % la part des salariés ayant actuellement accès à ce type de dispositif.

Pourquoi un tel écart ? Et surtout, le modèle néerlandais peut-il annoncer ce qui attend le marché français dans les prochaines années ?

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Le vélo est devenu un véritable avantage salarié aux Pays-Bas

Le principal enseignement du marché néerlandais est probablement celui-ci : le vélo n’est plus présenté uniquement comme un moyen de transport écologique.

Il est devenu un avantage proposé par l’employeur.

C’est un changement important.

Lorsqu’une entreprise propose un vélo ou une solution de leasing directement dans une offre d’emploi, elle ne s’adresse plus uniquement aux collaborateurs déjà cyclistes. Elle intègre la mobilité dans son package RH.

Selon Intelligence Group, les offres d’emploi mentionnant un dispositif vélo ont presque triplé entre 2021 et 2026. Le secteur de la santé arrive en tête avec 2 264 offres concernées en 2026, contre 1 273 cinq ans auparavant.

Cette progression s’explique facilement pour certaines professions. Les infirmiers à domicile, travailleurs sociaux ou professionnels réalisant de nombreux déplacements de proximité peuvent utiliser un vélo électrique aussi bien pour rejoindre leur lieu de travail que pour effectuer certains déplacements professionnels.

Mais la tendance dépasse largement ces métiers.

Pour les employeurs néerlandais, proposer un vélo peut répondre simultanément à plusieurs problématiques : attractivité RH, santé des collaborateurs, accessibilité du lieu de travail, stationnement et politique environnementale.

Le vélo de fonction devient ainsi moins un « avantage écologique » qu’un outil de mobilité et de ressources humaines.

Plus de 100 000 vélos en leasing aux Pays-Bas

Le deuxième indicateur marquant concerne le nombre de vélos loués.

Selon la Vereniging van Nederlandse Autoleasemaatschappijen (VNA), l'association néerlandaise du leasing, le parc de vélos en location a été multiplié par quatre depuis 2021 et dépassait 99 000 unités à la fin de l'année 2025.

En avril 2026, la barre des 100 000 vélos en leasing a été franchie. Chez Ayvens, l'un des acteurs du marché, le nombre de vélos loués a progressé de 37 % entre 2024 et 2025. Et environ 90 % des nouveaux vélos loués par l'entreprise sont des vélos électriques.

Autre indicateur intéressant : la valeur moyenne des vélos augmente.

Au premier trimestre 2026, le prix catalogue moyen d’un nouveau vélo loué chez Ayvens atteignait 3 839 €, contre 3 648 € auparavant.

Le leasing permet donc aussi d’accéder à des vélos de meilleure qualité que ceux que certains salariés auraient nécessairement achetés seuls.

Pour un utilisateur quotidien, cet élément est loin d’être anecdotique : confort, autonomie, fiabilité et équipement influencent directement la fréquence d’utilisation du vélo.

Une fiscalité néerlandaise simple à comprendre

Le succès néerlandais repose également sur un cadre fiscal relativement lisible.

Lorsqu’un employeur met un vélo à disposition d’un salarié et que celui-ci peut également l’utiliser à titre privé, l’administration fiscale néerlandaise applique une majoration forfaitaire correspondant à 7 % du prix catalogue du vélo par an. Le salarié paie ensuite l'impôt sur cette somme ajoutée à son revenu imposable.

Prenons un vélo électrique d’une valeur de 3 000 €.

La base annuelle imposable supplémentaire sera :

3 000 € × 7 % = 210 €

Le salarié ne paie donc pas 210 € : il paie uniquement l’impôt correspondant à ces 210 € supplémentaires de revenu imposable.

Ce fonctionnement a deux avantages.

Il est relativement simple à expliquer aux collaborateurs et il permet à l'employeur de proposer un vélo utilisable librement, y compris pour les trajets personnels.

Aux Pays-Bas, le vélo de fonction est ainsi présenté comme une composante naturelle du package de mobilité proposé par l'entreprise.

Pays-Bas et France : deux marchés encore très différents

La comparaison permet de mesurer le potentiel français.

IndicateurPays-BasFranceParc de vélos en leasing / fonction+100 000 en 2026Environ 20 000Accès via l’employeurMarché déjà structuréMoins de 1 % des salariés selon la filièreÉvolution récenteParc ×4 depuis 2021Marché encore émergentVélo électriqueTrès majoritaire en leasingÉgalement dominant dans le vélo de fonctionModèleAvantage salarié largement intégréOffre encore peu connueFiscalitéForfait clair de 7 %Plusieurs dispositifs et conditions

Les chiffres français de la Fédération des acteurs de la filière vélo montrent un contraste encore plus important lorsque l'on regarde nos autres voisins européens.

Le groupe de travail de la filière estimait environ 2 millions de vélos de fonction en Allemagne, plus de 200 000 en Belgique et seulement environ 20 000 en France. Il estimait également à 37 % la part des salariés allemands éligibles à une offre vélo via leur employeur et à 27 % celle des salariés belges, contre moins de 1 % en France.

La France n’a donc pas nécessairement un problème d’appétence pour le vélo.

Elle dispose surtout d’un marché du vélo de fonction beaucoup moins mature.

Pourtant, les Français utilisent de plus en plus le vélo

Le retard du vélo de fonction contraste avec l’évolution générale de la pratique cyclable.

En 2024, 4,3 % des actifs se déplaçant pour travailler utilisaient principalement le vélo, contre 4 % en 2023, 3,5 % en 2022 et seulement 2 % en 2015. Cela représente plus de 1,15 million de personnes.

L’ADEME observe parallèlement une nette progression de la pratique générale : la proportion de Français déclarant utiliser un vélo au moins une fois par semaine est passée de 12 % en 2012 à 24 % en 2024.

Autrement dit, le marché potentiel existe.

Les infrastructures progressent également. L’ADEME recensait en 2026 environ 86 600 km d’aménagements cyclables, soit 14 % de plus qu’en 2022, tandis que les capacités de stationnement avaient augmenté de 44 % en trois ans.

La question n’est donc plus uniquement de savoir si les Français souhaitent faire du vélo.

Elle devient :

comment leur permettre d’accéder facilement à un vélo adapté à leurs trajets quotidiens ?

C’est précisément là que l’employeur peut jouer un rôle.

Pourquoi la France reste-t-elle en retard sur le vélo de fonction ?

Le développement plus lent du marché français ne peut pas être expliqué par une seule raison.

La filière vélo souligne notamment la faible diffusion des dispositifs d’accès au vélo par l’employeur, leur manque de visibilité et la complexité de leur articulation.

La France dispose pourtant déjà de plusieurs mécanismes.

Le Forfait Mobilités Durables permet à l’entreprise de participer aux dépenses de mobilité de ses collaborateurs.

Les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés peuvent, sous conditions, bénéficier d'une réduction d'impôt liée à une flotte de vélos mise gratuitement à disposition des salariés pour leurs trajets domicile-travail, dans la limite de 25 % du prix d’achat ou de location des vélos. Ce dispositif est actuellement prévu jusqu’au 31 décembre 2027.

L'Urssaf précise également que lorsqu'un employeur met durablement une flotte de vélos à disposition de ses salariés pour leur usage privé dans le cadre des trajets domicile-travail, l'avantage en nature correspondant est, par tolérance, négligé.

Le problème français tient donc moins à une absence totale de dispositifs qu’à leur lisibilité et à leur diffusion auprès des entreprises.

Le vélo de fonction répond pourtant à plusieurs freins simultanément

Demander à un salarié de remplacer sa voiture par un vélo semble simple sur le papier.

Dans la réalité, plusieurs obstacles apparaissent immédiatement.

Quel vélo choisir ? Quel budget prévoir ? Que faire en cas de panne ? Comment l’assurer contre le vol ? Où effectuer l’entretien ? Quelle autonomie faut-il pour un VAE ? Le vélo est-il suffisamment confortable pour être utilisé plusieurs fois par semaine ?

Le vélo de fonction répond à plusieurs de ces questions en une seule solution.

Une offre en location longue durée peut permettre au collaborateur d’accéder à un vélo adapté à ses besoins tout en intégrant la maintenance, l’assurance et différents services.

La filière vélo française souligne d'ailleurs que les entreprises proposant des vélos de fonction ou de service peuvent connaître un taux d'équipement moyen de 10 % après douze mois et de 20 % après vingt-quatre mois.

L’accès au vélo par l'employeur semble donc agir comme un déclencheur : il transforme une intention en équipement réellement disponible.

Le VAE change particulièrement la donne pour les trajets domicile-travail

Le succès du leasing néerlandais est très largement porté par le vélo électrique.

Ce constat est logique.

Le VAE permet d’élargir considérablement le nombre de salariés pouvant envisager le vélo pour aller travailler.

Une distance de 3 ou 4 kilomètres peut facilement être parcourue avec un vélo musculaire. Lorsque le trajet atteint 8, 10 ou 15 kilomètres, le vélo électrique devient souvent beaucoup plus attractif.

Il permet également de mieux gérer le relief, le vent et le transport de matériel.

Le collaborateur peut arriver au bureau sans transformer chaque déplacement en entraînement sportif.

C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles les vélos électriques et speed pedelecs représentent plus des trois quarts du parc néerlandais en leasing.

Pour une entreprise française souhaitant développer le vélotaf, raisonner uniquement en vélo traditionnel risque donc de sous-estimer considérablement le potentiel.

Aux Pays-Bas, le vélo concurrence progressivement la voiture de fonction

La progression du vélo dans les offres d’emploi néerlandaises intervient parallèlement à une diminution des offres mentionnant une voiture de fonction.

Intelligence Group souligne plusieurs facteurs : développement du télétravail, budgets mobilité plus flexibles, difficultés croissantes de stationnement dans les villes et évolution de la fiscalité automobile.

Cela ne signifie évidemment pas que le vélo va remplacer toutes les voitures de fonction.

Les deux véhicules répondent à des besoins très différents.

Mais pour un salarié effectuant principalement des déplacements urbains et périurbains, la logique peut évoluer :

la voiture n’est plus automatiquement l’avantage mobilité de référence.

Le collaborateur peut bénéficier d’un budget lui permettant de combiner vélo électrique, train, transports collectifs ou autres solutions.

Le vélo devient alors une composante d’un package de mobilité plus large.

Cette évolution pourrait également se développer en France.

Le vélo de fonction peut devenir un outil de recrutement

L’étude néerlandaise apporte un autre enseignement particulièrement intéressant pour les services RH.

Lorsque les entreprises mentionnent le vélo directement dans leurs annonces de recrutement, celui-ci devient visible avant même que le candidat ait rejoint l'entreprise.

Il participe donc à la marque employeur.

Un candidat peut immédiatement comprendre que l'entreprise propose des alternatives concrètes à la voiture.

L’impact ne doit évidemment pas être exagéré : un vélo de fonction ne compensera jamais une rémunération insuffisante ou de mauvaises conditions de travail.

Mais entre deux entreprises offrant des conditions comparables, la présence d’un programme vélo peut constituer un avantage supplémentaire.

Il peut particulièrement intéresser les salariés vivant en ville ou à proximité du lieu de travail, les jeunes actifs, les collaborateurs sensibles aux enjeux environnementaux ou les personnes souhaitant intégrer davantage d’activité physique à leur quotidien.

Aux Pays-Bas, l’intégration du vélo dans plus de 11 000 offres d’emploi en 2026 montre que ce raisonnement n’est plus théorique.

Un levier RSE immédiatement visible

La mobilité domicile-travail reste également un sujet complexe pour les responsables RSE.

L'entreprise peut améliorer l'efficacité énergétique de ses bâtiments ou réduire certains achats, mais elle ne contrôle pas directement le moyen de transport choisi chaque matin par ses salariés.

Mettre à disposition des vélos permet d'agir concrètement sur ce sujet.

Le programme peut ensuite être mesuré : nombre de collaborateurs équipés, kilomètres parcourus, fréquence d'utilisation ou part des trajets automobiles réellement remplacés.

Cette dernière donnée est importante.

Il ne suffit pas de compter les kilomètres parcourus à vélo pour calculer les émissions évitées. Il faut déterminer quel mode de transport aurait été utilisé sans le vélo.

Une méthodologie transparente permet alors d'intégrer le programme de vélo de fonction à la stratégie environnementale de l'entreprise sans tomber dans une communication approximative.

La France dispose aussi d’un avantage : un marché encore largement à conquérir

Le retard français peut être vu de deux manières.

Il peut sembler inquiétant lorsqu’on compare 20 000 vélos de fonction à plusieurs centaines de milliers chez nos voisins européens.

Mais il signifie également que le potentiel de développement est considérable.

La filière française estime qu’environ 200 000 salariés peuvent déjà être concernés par les dispositifs existants, mais moins de 1 % de l'ensemble des salariés disposent aujourd’hui d’une offre vélo via leur employeur.

Les entreprises qui commencent aujourd'hui peuvent donc encore se différencier.

Elles bénéficient par ailleurs d’un environnement dans lequel la pratique cyclable progresse, les infrastructures se développent et la location longue durée gagne du terrain.

L’ADEME observe justement en 2026 une transformation de l’économie du vélo : après une période centrée sur la vente, le marché évolue progressivement vers les services, la réparation, la seconde main et la location longue durée.

Le vélo de fonction s’inscrit parfaitement dans cette évolution : l’usage devient plus important que la propriété.

Ce que les entreprises françaises peuvent apprendre du modèle néerlandais

L’exemple néerlandais montre surtout que le vélo de fonction fonctionne lorsqu’il devient simple.

Simple à comprendre pour le salarié.

Simple à proposer pour les ressources humaines.

Simple à financer.

Et simple à utiliser au quotidien.

Le succès ne repose donc pas uniquement sur une culture cycliste plus développée.

Le cadre proposé par l'employeur joue un rôle déterminant.

Aux Pays-Bas, l'entreprise permet au salarié d’accéder à un vélo de qualité dans des conditions fiscales lisibles. Le salarié n'a pas besoin d'avancer seul plusieurs milliers d'euros puis de gérer séparément assurance, entretien et renouvellement.

C’est cette logique qu'un programme de vélo de fonction peut reproduire en France.

Quel intérêt pour une PME française ?

Le vélo de fonction n'est pas réservé aux groupes de plusieurs milliers de salariés.

Une PME peut parfaitement commencer avec quelques utilisateurs volontaires.

L’intérêt est justement de ne pas dimensionner le programme à partir de l’effectif total.

Une entreprise de 50 salariés peut lancer un premier dispositif pour cinq collaborateurs vivant à proximité.

Elle peut ensuite mesurer l'utilisation réelle avant de proposer l'offre plus largement.

Cette approche permet de limiter le risque financier tout en créant des premiers ambassadeurs internes.

Elle évite également de construire une politique théorique avant même de connaître les besoins des utilisateurs.

Et pour les grandes entreprises ?

Dans un grand groupe, l’enjeu est différent.

Le potentiel peut concerner plusieurs centaines ou milliers de collaborateurs répartis sur différents sites.

Le programme doit alors pouvoir gérer :

la sélection des vélos, la livraison sur plusieurs territoires, l'entretien, l'assurance, les départs de salariés et le suivi de la flotte.

C'est précisément dans ce contexte que la location longue durée et la gestion déléguée prennent tout leur intérêt.

L’entreprise peut proposer un programme national sans demander à chaque service RH local de devenir spécialiste du vélo.

Bee.Cycle : rendre le vélo de fonction plus simple pour les entreprises françaises

Le retard français ne sera probablement pas comblé uniquement par de nouvelles pistes cyclables ou de nouvelles aides publiques.

L'accès au vélo doit également devenir beaucoup plus simple dans l'entreprise.

C’est précisément la logique du vélo de fonction en location longue durée proposé par Bee.Cycle.

Le collaborateur peut accéder à un vélo adapté à son usage tandis que l'entreprise évite de gérer elle-même chaque aspect opérationnel du dispositif.

La solution peut intégrer la sélection du vélo, l'assurance, l'entretien, l'assistance et différents équipements.

Le principe rejoint finalement ce qui explique une partie du succès observé aux Pays-Bas : transformer le vélo en véritable service de mobilité proposé par l'employeur plutôt qu'en achat individuel laissé entièrement à la charge du salarié.

Les Pays-Bas montrent-ils l’avenir du vélo de fonction en France ?

Il serait excessif d'imaginer que la France reproduira exactement le modèle néerlandais.

Les infrastructures, les distances domicile-travail, la fiscalité et les habitudes de déplacement ne sont pas identiques.

Mais plusieurs tendances convergent.

La pratique du vélo progresse en France.

Le vélo électrique permet de parcourir des distances plus importantes.

La location longue durée se développe.

Les entreprises cherchent des solutions concrètes pour leurs politiques RSE et leur marque employeur.

Et les dispositifs français permettent déjà aux employeurs de soutenir la mobilité cyclable.

Les Pays-Bas donnent donc surtout une indication de ce que peut devenir le vélo de fonction lorsque l’offre atteint une certaine maturité.

Le vélo n’est plus uniquement perçu comme un choix personnel du salarié.

Il devient un véritable outil RH, de mobilité et de transition environnementale pour l'entreprise.

Avec environ 20 000 vélos de fonction actuellement en circulation, la France reste encore loin de ses voisins européens.

Mais c'est précisément ce décalage qui constitue aujourd'hui l'opportunité.

Pour les entreprises françaises, la question n'est peut-être plus :

« Pourquoi proposer des vélos de fonction ? »

mais plutôt :

« Combien de temps faudra-t-il avant qu'ils deviennent un avantage salarié aussi naturel qu'ils le sont déjà chez certains de nos voisins ? »

FAQ – Vélo de fonction aux Pays-Bas et en France

Combien de vélos en leasing circulent aux Pays-Bas ?

Le parc néerlandais comptait plus de 99 000 vélos en leasing fin 2025 et a dépassé les 100 000 unités en avril 2026, selon la VNA et Ayvens.

Pourquoi le vélo de fonction fonctionne-t-il si bien aux Pays-Bas ?

Plusieurs facteurs se combinent : forte pratique cyclable, infrastructures développées, fiscalité lisible et intégration du vélo dans les avantages proposés par les employeurs. Le dispositif fiscal néerlandais repose notamment sur une base imposable forfaitaire de 7 % du prix catalogue lorsque le vélo peut être utilisé à titre privé.

Combien de vélos de fonction existe-t-il en France ?

La filière française estime le parc à environ 20 000 vélos de fonction, contre 2 millions en Allemagne et plus de 200 000 en Belgique.

Le vélo de fonction progresse-t-il en France ?

Oui, même si le marché reste encore limité. La pratique du vélo domicile-travail progresse fortement : 4,3 % des actifs se rendant sur leur lieu de travail utilisaient principalement le vélo en 2024, contre seulement 2 % en 2015.

Une entreprise française bénéficie-t-elle d'un avantage fiscal ?

Sous certaines conditions, une entreprise soumise à l'IS mettant gratuitement une flotte de vélos à disposition de ses salariés pour les trajets domicile-travail peut bénéficier d'une réduction d'impôt dont le plafond atteint 25 % du prix d’achat ou de location de la flotte. Le dispositif est actuellement prévu jusqu’à fin 2027.

Un vélo de fonction peut-il être utilisé le week-end ?

La réglementation sociale française permet à l'employeur de mettre une flotte de vélos à disposition permanente de ses salariés pour les trajets domicile-travail ; l'Urssaf précise que l'avantage en nature lié à cette utilisation privée est négligé par tolérance. Les conditions d'utilisation concrètes restent ensuite définies par le dispositif proposé par l'entreprise.

Pourquoi le VAE est-il particulièrement adapté au vélo de fonction ?

L'assistance électrique permet d'élargir la distance domicile-travail accessible, de limiter l'effort et de rendre le vélo plus facile à utiliser régulièrement. Aux Pays-Bas, vélos électriques et speed pedelecs représentent environ 76 % du parc de vélos en leasing.

Le vélo de fonction est-il réservé aux grandes entreprises ?

Non. Le principe peut être déployé dans une PME comme dans un grand groupe. La filière française observe d'ailleurs des bénéficiaires aussi bien dans les grandes entreprises que dans les PME et TPE.

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